Les Adultes terribles


Le son des guépards
mai 11, 2008, 3:55
Classé dans : Elle

Alain Delon - 1970

Cette nuit. Je ne peux vivre ça qu’avec elle. Ma terrible jumelle.

Le dîner à 8, tout en amitiés et retrouvailles. Nous avons beaucoup ri sur les banquettes en skaï de notre cantine du soir. Il faisait doux et rouge, ce vin à l’attaque un peu molle passait bien entre deux bouchées de gambas embrochées. Puis elles et ils sont rentrés se coucher. Sauf les “Soeurs Brontë” comme ils nous surnomment.

Nous voilà donc toutes les 2 livrées à nous même, toujours plus complices. Nous nous sommes rapidement faites inviter par une vieille connaissance, un Bel Ange qui m’a fait damner 6 mois il y a longtemps. Il venait à l’époque d’avoir 18 ans, il en a bientôt 33, moi 38. Les gémeaux ne s’accordent pas.

Cet ex n’était pas, pour une fois, entouré de grandes blondes filiformes mais de 3 guépards de l’âge de Bill. 3 divorcés, remariés, redivorcés, ayant des enfants de partout, de véritables pièges à femmes, “en place” comme on dit ici. Bels hommes avec qui sortir dans les endroits “où l’important est d’être vu”, devient revigorant. On n’est jamais autant regardé, courtisé que lorsqu’on est avantageusement accompagné. Un deal gagnant gagnant, chacun valorisant l’autre dans le seul but d’alpaguer les tiers.

3h, “Carton plein” pour tous sauf pour moi bien sûr. Les mains sont restées autour de ma taille, les lèvres sur mes joues. Il y en a bien un dont la bouche a ripé sur mon épaule. Mal à-propos, au “Son des guitares”. Des regards connus n’ont probablement rien raté de ce geste amical déplacé. Je suis une femme mariée, tout le monde le sait.

Ce brouhaha m’a fait oublier quelques heures que le temps n’est plus à l’orage.

Pourtant, il paraît qu’il va pleuvoir. Maudit mois de mai.

Comments Off


Vague blonde
mai 9, 2008, 10:58
Classé dans : Elle

Photographe David Bellemere

Hier, une journée au milieu de ces amas de corps qui sentent encore un peu le renfermé. La revanche des bien foutues sur les jolis minois sans parler de celles qui ont tout, rares et de celles qui n’ont plus rien, toujours plus nombreuses à mon âge. On distingue encore quelques fossés sociaux, ceux qui sont sur les transats, ceux qui arrivent en annexes. Une marque de maillot, de serviette, un sac mais l’illusion est facile à ce niveau.

La plage nivelle. Je suis une autre quelques heures, célibataire, sans enfants, j’ai même 28 ans dans quelques jours, je suis à nouveau Lili.

Cette nuit 2h46, je regarde l’heure sur mon portable, je n’arrive plus à me rendormir, j’attends un signe. Je me lève, j’ai soif, je vais sur la terrasse, il fait frais, une légère brise m’enveloppe, les bambous dansent, je frissonne. Au loin un navire s’éloigne. En haut, bien au chaud la raison dort paisiblement. Il ne m’attend pas.

La mer est calme, j’ai mal au coeur. Cette nuit, tu étais ma cinétose.

Comments Off


Troc (2)
mai 6, 2008, 6:31
Classé dans : Elle

Enfer et damnation !

J’ai cru que j’étais enceinte.

Bill me dit “un p’tit 3ème pour la route, on changera juste la voiture !”

Adieu mon envie de Fiat 500, Austin mini et autres petits formats qu’elles arborent toutes sous mon nez depuis des mois.

Non non et re non, j’en veux une moi aussi, je m’en tamponne de repeupler la France ou que la sncf supprime la carte “famille nombreuse”. Je veux faire ma pouffe avec mes cop’s, ça suffit ! le corbillard, les sièges auto, le méga coffre, la banquette rabattable, le confort et tout le toutim. T’as compris Bill, je ne veux pas d’un 3eme enfant, je veux un pot de yaourt comme voiture.

Je te travaille au corps depuis des mois. Conduite avec pipe accompagnée, réveil au milieu de la nuit avec sodomie en option, sieste avec retourné acrobatique, essais à volonté du garage à la cave en passant par le potager. Et j’ai failli me faire baiser bêtement pour rien. Un petit oubli en début de mois et j’ai frôlé la correctionnelle, rempiler pour 3 ans de couches, poussette, bibi et tout le barda qui va avec. Hors de question.

Mes efforts ne seront pas vains, je l’aurai cette petite salope de 500. 

Comments Off


Replonger
mai 5, 2008, 6:47
Classé dans : Elle

I am the passenger and I ride and I ride” J’écoute Iggy Pop en lui écrivant.

Magiques. Hors du temps. Ses mots et une photo presque de trop tellement elle attise ce mal si doux. Avoir cette envie impossible comme de rajeunir ou de grandir à un âge où les choix sont faits, la vie construite et la croissance terminée.

J’ouvre ce fichier caché. Je range, je classe, je redécouvre, je me fais du mal pour mes jours encore plus vieux. Un temps qui passe vite qui sera bientôt là, un temps sans choix, un temps à subir. Et maintenant je fais quoi ?!

Cette impression d’être une esclave à qui on vient de lever ses chaînes, à qui on dit “tu es libre, pars !” et qui reste là, prostrée.

Tout serait si simple si j’étais vraiment malheureuse, insatisfaite, frustrée. J’aurais des raisons de partir. Je n’ai même pas de prétexte pour une petite fugue, une mini escapade. J’en ai marre des hommes parfaits.

C’est tellement plus évident avec les salauds.

Comments Off


Vite fait ! Dis moi si tu aimes ça ?
mai 4, 2008, 9:25
Classé dans : Lui

Les BB Brunes

Je suis rentré avec Poupée Bella tard. J’ai payé le baby-sitter une heure de plus pour revivre quelques instants dans le garage d’un temps à ne jamais oublier.

Se faire croire que l’on peut retrouver une vie sexuelle intense et insouciante, et faire comme s’il nous était interdit de baiser chez nous, alors on se suce vite fait juste avant de rentrer pour payer 60 € un Jeremy avachit sur le canapé et regarder ma femme l’embrasser bouche cousue ” tu crois qu’il a senti l’odeur de ton sperme ?”

J’ai dansé cette nuit seulement pour voir à quoi elles ressemblent “les putafranges” de près, en vrai, loin des projos et du maquillage MAC qui fait des miracles. La petite a une tête de “borderline” quand elle mixe et la grande est maigre. Elles ont bien des franges mais elles n’ont rien de putes même pas les chaussures. Poupée Bella n’a fait que danser et reluquer les genres de BB Brunes de la table voisine.

Je sais nos envies de nouveauté. Rentrer ensemble et s’imaginer baiser en pensant à d’autres a ses limites. Moi avec cette serveuse qui zozote et Elle avec je ne sais qui. Tromper avec les yeux, les mots. Elle ne s’en contentera sûrement pas, pourquoi serait-elle différente de moi ?!

Hier, demain. Ne jamais vraiment savoir quand, où, avec qui. Juste ne pas être totalement dupe.

Comments Off


De près à loin
avril 29, 2008, 11:30
Classé dans : Elle

Parfum Gas

Le week-end avait commencé vendredi midi sous un soleil légèrement voilé. J’accepte une invitation à déjeuner avec la vie que j’aimerais avoir vécu. Cet homme a mon âge, un métier, une culture que je lui envie. Je bois ses paroles entre deux gorgées d’un rosé bien frais. Je zappe la conférence de presse qui devait suivre mais je sais que Princesse Kiko ne m’en voudra pas.

Quelques heures plus tard, je poursuis avec une ”mix en bouche” en toute aussi bonne compagnie. Ne changeons pas une formule qui marche, c’était bien, beaucoup de monde, beaucoup trop de monde mais ça, on ne peut pas leur reprocher, même les Gas étaient là, c’est pour dire. Pour résumé, J’ai passé plusieurs heures sur le trottoir comme tout le monde, les fesses contre une voiture à fumer en discutant avec 3 beaux géants. La suite ne fut qu’une enfilade de “à la tienne à la mienne” de bar en bar jusqu’à pas d’heure.

Samedi plage et rebelote version filles toujours quai du port, je rentre dimanche pourtant pas si tard, épuisée.

Depuis je dors. J’ai passé 3 jours complets au lit, frissonnante, mal de partout avec 8 de tension. Impatiente de retrouver quelques forces.

Bill exemplaire dans ces moments. Assumant sa femme en mode “boire et déboires”, aux petits soins même si parfois je sens bien qu’il fatigue lui aussi de devoir gérer 2 enfants en bas âge et une adolescente.

Ce soir, je suis à nouveau présentable depuis seulement quelques heures. Ces mails inquiets m’ont fait plaisir et puis. Il y a celui, version été austral, ce format JPG qui illumine mon visage. Que dire de plus qu’un. C’est bon et puis aussi. Je me languis.

Il faut que je pense à vous présenter la Blonde, je manque à tous mes devoirs mais là, je n’ai pas encore la force. C’est du lourd.

Comments Off


Douce tension
avril 24, 2008, 10:54
Classé dans : Elle

Photographe Pit Lopez-Badosa

Insomnie, coupée par un rêve farfelu à tendance érotique.

Je ne sais pas vraiment pourquoi ou plutôt si. Mais ici, c’est l’Omertà.

Le filles dînaient ensemble hier soir, ce n’était pas possible pour moi. A 21h, j’ai regretté de ne pas avoir fait un effort, je me suis dit que ça m’aurait changé les idées. Et puis j’adore parler de ce récent passé : nos années de célibat en bande, nos vacances en Corse à 6 voire beaucoup plus dans un bungalow pour 4, l’Amnésia tous les soirs jusqu’à l’aube, la baie de Santa Giulia, la plage de Palombaggia, notre fief Tamaricciu.

Nos seuls soucis : quel bikini pour midi ? Quelle mini pour minuit ? La belle vie. Et puis, j’avais très envie de voir “the famous” calendrier de Mlle Sourire.

*  Freed from desire. Nanana… *

Je me suis réveillée en sursaut vers 4h, transpirante. Le maquettiste de mon journal d’entreprise était en train de me courir après, totalement nu à l’exception d’une paire d’oreilles de lapin rose sur la tête. Je lis trop de blogs.

Il fait un temps magnifique. Ce week-end est rempli à ras bord. De la plage, des soirées, la famille, les amis. Des cris, des rires, des pleurs, du vomi.

L’orage s’éloigne. Ne pas y penser. Ne rien m’imaginer.

Faire une simple pause. 

Comments Off


Mâles en bruts
avril 23, 2008, 11:31
Classé dans : Elle

Depuis quelques jours, quand j’arrive le matin dans le hall de l’immeuble qui héberge les bureaux de mon employeur, je me prends une vague de testotérone. Séminaire de la Fédération du Bâtiment oblige.

Du jeune entrepreneur Porsche Cayenne garée en vrac à l’électricien, le maçon, le plombier en passant par l’Archi en Mini Cooper, aux musculeux chefs de chantier, je jubile en traversant cette foule compacte de jean poutre apparente, costard Versace année 90 et chemise Fred Perry.

Ce melting pot de mâles ne fait pas dans la dentelle, ça vous détaille du cul aux nichons sans vergogne, et c’est bon !

Bien sûr, j’ai un petit faible pour celui qui me toise derrière ses pilotes, avec son jean brut New Standard, sa chemise à la coupe impeccable et ses chaussures à faire décoller de la Guerrière. Mais je fais mine de rien, je passe petit sourire en coin, d’un pas déterminé, les joues à peine rosées comme une grande fille.

Trop sage.

Je lis Marion Ruggieri et je me dis que tout ça, c’est peut-être à cause de mon père. Un vrai adulte terrible, lui.

Comments Off


BFP
avril 22, 2008, 1:47
Classé dans : Elle

 

Photographe Bruno Bisang

Les bellâtres ravissent mes lectrices.

Mais aujourd’hui j’avais envie de faire plaisir aux lecteurs amateurs de Blondes généreuses et plus particulièrement à l’un d’entre eux. Auteur du premier blog que j’ai lu, il y a presque 2 ans. Merci pour le lien.

Ce matin, le soleil est de retour.

Le Roi m’a souhaitée une bonne journée avec des mots doux dès 7h30. J’ai commencé la journée avec un sourire radieux. Le bonheur n’est-il pas dans l’accumulation de plaisirs simples, d’attentions désintéressées, de petits instants ? Comme une bonne pipe au réveil, un cadeau improvisé, un repas entre amis, partir à l’autre bout du monde sur un coup de tête … Un simple sms. Pas de calculs, à l’instinct.

Donner beaucoup sans attendre de retour. Les hommes, les femmes même les plus retors, les plus indépendants sont sensibles à la générosité. Elle est toujours payante.

A part quelques exceptions, je crois que si un amour, une amitié sont sincères, intéressés à leur juste valeur, la déception est rare.

Comments Off


Le Roi Soleil
avril 20, 2008, 6:41
Classé dans : Elle

(Merci Comme une image)

Elles en ont de la chance, heureusement elles ne le savent pas encore.

Je profite un peu du roi.

Hier, le gris est reparti un peu avant midi, j’ai enfilé mon bikini.

Quelques clichés de Lili au saut du lit ! Rien que pour lui.

Aujourd’hui, il pleut, l’orage gronde, le roi dort sur son île. J’en profite pour ranger mes dessous par couleurs, Bill déteint sur moi.

Un couple sur la longueur ressemble-t-il plus à une fraternité ? Même geste, même façon de parler, même look, même façon de ranger. L’amour se transforme-t-il inexorablement en complicité au détriment de la passion ?

Peut-être pas, en choisissant aussi les mêmes amants disent certains. Ou en se décollant de temps en temps, voyageant séparément, en cultivant un peu le mystère pour d’autres. Dans tous les cas, rester en couple, élever des enfants, ce n’est pas vraiment reposant.

D’ailleurs je suis fatiguée. Je me demande souvent comment la feignante que j’étais et que je suis encore, fait pour accumuler tout ça.

En fait je crois que je suis une “mama” des temps modernes et j’ai juste envie d’être sa Reine. Et même sa chienne.

Comments Off


Sans rapport
avril 19, 2008, 9:49
Classé dans : Elle

Je devais me préparer pour aller à la plage, le ciel a viré au gris.

Alors j’écris.

Je ne sais pas si c’est le temps, cette ambiance générale maussade mais l’humeur n’y est pas, il suffit parfois d’un mot, d’une intonation, d’une insinuation et je prends la mouche. Je suis d’un naturel susceptible mais là, ça prend des proportions ridicules.

Avec Bill paradoxalement tout va bien, on parle beaucoup, on baise à fréquence plus que “dans la moyenne”, la famille, les enfants, les amis ça roule mais j’ai toujours cette insatisfaction chronique. Cette envie d’ailleurs, d’un changement. Reprendre mes études en septembre m’a réjouit un temps. Les sorties à forte dose comblent, les amies autour indispensables mais. Il a toujours ce “mais”.

Bill me dit que “je me regarde trop le nombril” que “j’ai le syndrome de celles qui ont trop” que “je suis fatigante” à toujours me plaindre.

Je désire l’inaccessible.

“On désire toujours, par dessus tout, l’inaccessible, avec avidité” disait Kundera.

Je me sens terriblement normale.

La photo n’est là que pour mon plaisir, sans rapport. En attendant mon soleil et le mois de mai.

Comments Off


On craint déguin !
avril 18, 2008, 6:38
Classé dans : Elle

Quand une adulte terrible rencontre une guerrière, évidemment, ça fait des étincelles et des p’tits feux de joie… (la suite )

Bon week-end sous la pluie même ici.

Comments Off


Adieu j’arrive
avril 18, 2008, 11:17
Classé dans : Elle

Françoise Sagan

Hier, je me suis pris la tête avec un mec qui travaille avec moi, celui qui est habituellement à 2 de tension.

Hier, j’étais de très mauvaise humeur.

Hier, j’ai acheté un robe d’été en me disant qu’il ne la verra jamais, ni mon bronzage doré, ni mes épaules dénudées, ni mes cuisses constellées de pites de rousseur. Qu’on ne prendra jamais d’apéro en regardant le soleil se coucher au Cabanon, qu’on ne fera jamais de ballades en Vespa, qu’on n’achètera jamais de babioles pour se faire plaisir, que je ne verrai jamais son nouveau cuir vintage qui vient de Brooklyn, qu’il ne matchera pas ses chaussures fauves sur les miennes, qu’on n’échangera jamais nos foulards plein de notre odeur, qu’on ne se disputera jamais pour mieux se réconcilier, qu’on ne verra jamais notre tête défaite le matin, qu’on n’aura jamais de quotidien, ni de vie ensemble.

Hier, je n’étais qu’une adulte sage, prudente et responsable.

Hier, coeur pincé, poumons compressés, souffle coupé, tête dans la brume, angoisse de ne plus savoir quoi faire de peur de mal faire.

Hier, j’étais dans une salle d’attente et j’ai détesté ça.

Aujourd’hui, bonjour âmes légères, passion et imprévus.

Aujourd’hui, adieu tristesse, bonjour vous. 

L’adulte terrible est de retour. Bill a retrouvé sa Poupée Bella souriante.

C’est vendredi matin, je ferme les yeux, j’y suis au coeur de la tempête.

Comments Off


Intimité
avril 16, 2008, 11:39
Classé dans : Elle

jagger

Mick Jagger

Hey ! Mon chéri Bang, tout va bien mon loup, un peu triste, un peu lasse c’est vrai, fallait bien chercher la petite bête pour calmer la grosse qui nous bouffait. Pas envie de choisir, envie que de toi. T’as raison pas de déraison que du Beau, du Bien, du Bon et plein de trucs en B jusqu’à la fin.

Je suis une lycéenne qui vient de se faire plaquer et qui a l’air de rien.

Dommage, Il fait beau.

Hors ligne.

Sortie aujourd’hui de “Shine a light” les Rolling Stones par Martin Scorsese.

Comments Off


Promenons-nous dans le moi
avril 15, 2008, 10:28
Classé dans : Elle

“L’appétit vient en suçant !” me dit une amie hier pendant le déjeuner.

Alors je mange avec conviction mon tartare poêlé, nous nous racontons un peu nos vies, parlons de tout et de rien. Surtout de moi et d’ici, d’où j’en suis ? Si je maîtrise ? Si ça va ?

Je la rassure pour me convaincre. Je ne lui dis pas tout, bien sûr, comme à vous.

Là, par exemple j’ai du venin au bout de la langue, des envies de balancer des horreurs, de faire la peste mais je ne dis rien, je ne fais rien. Je viens de lire, j’ai dégluti, je me fumerais bien une clope, je me suce une chupa raspberry en attendant que mes envies de meurtres passent. Parce que ça ne sert à rien, j’aurai toujours le mauvais rôle.

Dans ma situation, je ne peux rien dire, je fais pire.

Ce grand méchant vous comme disait Gainsbourg.

Comments Off


Lili & Javier
avril 13, 2008, 10:47
Classé dans : Elle

Javier Bardem

Il a fait beau aujourd’hui, j’ai pris mon premier bain de soleil.

J’étais toute seule dans le jardin à moitié nue et endormie, je pensais à ces 4 jours que nous prévoyons de passer à Madrid. De pensée en pensée, vient le tour de mon Javier, un autre.

Quand j’étais étudiante, tous les vendredi matin, je traversais le marché aux fleurs mon carton à dessins sous le bras. J’attrapais un bus un peu plus loin en direction de Luminy.

Mon Javier, avec sa belle gueule de loup, m’attendait souvent dans un petit bar sur mon chemin, nous petit déjeunions ensemble d’une noisette, d’un crème et de deux croissants au beurre, nous nous faisions des bisous dans le cou. C’était notre petit rituel, j’étais son petit chaperon rouge.

Il avait un appartement sous les toits dans une petite rue derrière la place Castellane. Ce vendredi là, je n’avais pas cours avant 15h, Javier m’a fait visiter son petit lit douillet, nous avons grimpé son escalier en colimaçon qui n’en finissait plus, presque arrivée, essouflée, je suis restée quelques secondes sur le palier à lire les petits mots collés sur sa porte pour moi.

Je suis rentrée déjà conquise de toutes ses petites attentions. Il s’est assis sur son canapé, mon coeur faisait bang bang à califourchon sur ses cuisses. La suite en douceur sous le velux de sa mezzanine.

Sur mon transat, j’étais en Espagne, je m’y verrais bien avec Javier et sa bouche pulpeuse, sa langue merveilleuse, ses mains, son torse, sa queue dure et longue qui me transperçait de bonheur. Sous la douche aujourd’hui, j’ai fini ma journée avec lui.

Après cette faille dans le temps, j’ai repris mes esprits en picorant quelques brochettes de jambon serrano et melon.

Et maintenant, c’était tellement délicieux que j’ai encore faim ! 

Comments Off


Five o’clock au gingembre
avril 12, 2008, 1:51
Classé dans : Elle

Je rentre cette nuit vers 3h de 3 jours non stop.

Tout commence jeudi, je fais la connaissance de Pit, 40 clichés plus tard, Miss do Brasil repart avec ses 15 paires au cas où mes pompes ne feraient pas assez tapin. j’ai mal aux pieds mais j’arbore un sourire radieux. La série semble réussie.

Vite vite rendez-vous avec la guerrière place de la Joliette pour une virée bullée du Crystal au Irish, je rentre vivante je ne sais comment et surtout sans “pine d’huître” le hardeur du dimanche. Le clone de Basquiat était mieux, tu me raconteras.

Jeudi, je dors et je redeviens blonde.

Vendredi, je suis une princesse en déplacement professionnel des effluves vénéneuses plein la tête, le siége n° 1 isolé se souviendra de ce retour sous la pluie, trempée.

Vendredi soir, je rejoins ma garde rapprochée pour un débriefing intense, nous sommes toutes les 6 en phase, à notre droite le digne représentant du Sud en Grand à notre gauche deux maffres à l’ancienne, mélange des genres. Je passe d’une discussion sur Joanna Preiss, le charme des femmes après 30 ans à la profondeur de mon bonnet, l’évolution des marques de lingerie en passant par la pratique du Kitesurf sur tous les lagons du globe. Alors Eric tu l’as trouvée cette fameuse tenue d’artiste ?

Vers 2h, nous buvons des piscines dans un ancien bar à marins entourées de bambis et loups slimés, quelques “blondie” botoxées chantent en coeur “Tombé du ciel” d’Higelin , des agnelles sponsorisées  American apparel dansent sans se soucier du gras qui débordent de leurs ”hot short”, de toutes façons plus personne est étanche. Il ne manque plus que Zoé Cassavetes pour immortaliser la scène.

Je suis rentrée en toute discrétion, Bill s’est rendormi rassuré.

Comments Off


La femme de l’un, la pute de l’autre
avril 9, 2008, 10:49
Classé dans : Elle

Photographe David Lachapelle (merci Mathieu)

Les hommes n’auraient-ils un cœur, des sentiments, du respect que pour certaines femmes : leurs mères, leurs sœurs, leurs filles et toutes celles qu’ils n’ont pas réussi à mettre dans leur lit ?

Il y en a pourtant certaines qu’ils aiment après les avoir baisées. Pourquoi les unes et pas d’autres ? Pourquoi moi et pas elle ? Pourquoi pas moi mais elle ? Quels sont ces détails, ces attitudes, ce physique, ce moment qui changent tout, qui vont faire que je suis sa femme et elle qu’une maîtresse, qu’un coup d’un soir, qu’un 5 à 7 et inversement.

Il y a maintenant prescription, j’ai été très amoureuse d’un homme, j’ai tout fait pour le séduire qu’il tombe amoureux de moi, je le désirais intensément, j’étais prête à beaucoup de folies, de sacrifices pour lui. Mon désir fut contagieux et durant la soirée de fin d’examens , sans vraiment réfléchir aux conséquences, j’ai couché avec lui, peu après notre premier baiser. Le lendemain dans l’amphi, il m’a royalement ignorée, il n’a jamais su que je l’aimais, il m’a juste sautée et a sans doute pensé que je ne voulais que ça. Il en a aimé une autre qui ne l’aimait sûrement pas autant que moi, qui était transie d’admiration et de douces intentions depuis plus d’un an.

Cette fois-là, se fut elle et pas moi.

De toute façon, nous sommes tous les mêmes.

Les femmes aiment les connards, les hommes les emmerdeuses. Ce sont toujours les gentils qui trinquent. Amen. 

Comments Off


Loup y es-tu ?
avril 8, 2008, 4:40
Classé dans : Elle

Benicio Del Toro

Je suis comme engoncée entre deux envies : une vraie, une fausse.

Je suis dans un engrenage, un désir d’aller plus loin, d’en savoir plus, de rentrer dans une réalité mais quelque chose me retient, l’instinct. Je sens, ressens ce plaisir et cette peur comme s’il pouvait me faire du mal.

Alors je tourne autour, je manigance, je fais mon intrigante ou la brebis apeurée.

Je sens ses crocs sur mon cou, un geste, un cri et il me dévore.

Toute crue.

Comments Off


Un, deux, trois, nous irons au bois.
avril 6, 2008, 10:00
Classé dans : Elle

Il était 12h55 vendredi, quand j’ai envoyé ce sms au cas où.

Au cas où il aurait oublié notre déjeuner, le “j’arrive mes chéries” m’a rassurée enfin presque. Princesse Kiko est arrivée et lui quelques minutes plus tard, et puis j’ai réussi à me détendre et puis ce déjeuner s’est très bien passé et puis je m’étais encore fait tout un cinéma pour rien, il ne nous a même pas mangé.

Et puis, je mets trop de “et puis” et de “oui mais si” dans ma vie.

C’est déjà dimanche soir, le week-end est passé trop vite, j’ai un mal de tête infernal comme le vent qui souffle dehors, Isa vient de me téléphoner, elle a passé la journée au Bestouan, il y avait un monde ”pas possible” sur la plage et quelques fous dans l’eau. J’ai besoin de prendre quelques couleurs, je paraîtrais peut-être moins fatigante.

Bill n’arrête pas de me “braquer” à l’aube, à la sieste, au coucher comme si on venait de se rencontrer et le reste du temps il se plaint de mon “je m’en foutisme”.

C’est vrai j’ai sa bite bien calée entre mes fesses et la tête ailleurs.

La tête au loup.

Comments Off


Froid bouillant
avril 3, 2008, 9:48
Classé dans : Elle

22133952.jpg 

Hier, je déjeune d’un menu Naka à 23€ en tête-à-tête avec 105 kg d’un amour enterré. Le “Grand” n’ a pas changé à beaucoup de kilos près, il ne parle toujours que de lui, son restaurant, son divorce, sa maison en construction, sa nouvelle copine. J’ai toujours aimé l’écouter raconter, je me suis fait plaisir je n’ai presque pas parlé. Pendant qu’il me détaillait son salon, je me suis demandée s’il me désirait encore, il me baisait très bien du souvenir qu’il m’en reste, est-ce que ça serait aussi bien 17 ans après ? Est-ce qu’il y a une marge de progression ou le simple fait qu’il ne soit pas nouveau lui enlève toute chance d’être meilleur ? Bref, j’adore les sashimis au saumon.

Je n’ai pas mangé hier soir, je me suis assise sur mon canapé, j’ai regardé Bill dévorer son plat devant le foot, je crois qu’il ne s’est même pas aperçu que je ne dînais pas avec lui, il m’a quand même demandé si ça allait quand je lui ai dit à 21h30 que je montais me coucher.

J’ai ouvert le yeux à 5h, impossible de me rendormir, j’ai donc pris le temps de me préparer comme si j’allais tourner dans un film de “boules”.

Je crois qu’aujourd’hui tous les hommes qui vont me croiser vont avoir envie de me tirer les cheveux et de barbouiller mon rouge n° 20 avec leur gland. Bill le dernier.

Comments Off


Mauvais passage
avril 1, 2008, 4:28
Classé dans : Elle

friederikevonrauch.jpg 

Photographe - Friederike von Rauch

J’ai présenté mon dossier à 14h, je me suis pris la tête avec Mr Burberry en off vers 15h. C’est un mauvais jour. Je suis contrariée.

Cette attente d’un je ne sais qui, je ne sais quoi, je ne sais où me perturbe. J’ai l’impression d’être dans un hall d’aéroport toute seule, dans une ville que je ne connais pas, sans destination, sans billet, sans argent, nue.

Je passe d’un extrême à l’autre d’une envie de tout envoyer valser à un “air prostré”.

Ce changement climatique a été trop rapide, je suis complétement déboussolée.

Demain je déjeune avec le “grand”, je devrais être contente, je ne le suis pas, j’ai envie d’une seule chose, celle qui est interdite et pas avec lui.

Comments Off


Marius
mars 31, 2008, 6:30
Classé dans : Elle

192.jpg 

Samedi, je traverse toute la ville pour rejoindre ma garde rapprochée, nous dînons entre filles dans le restaurant du “grand”, loin du brouhaha du centre dans ce petit port de pêche qui abrita mon amour niais pour celui qui n’était à l’époque que le barman.

Je passe devant mon lycée, la villa de mes parents, cet itinéraire parcouru des milliers de fois, une gifle du passé. L’état des lieux de nos vies respectives est je crois plutôt bon, chacune étant là où elle le désirait par contre le virage dû à notre âge est serré. Il faudra se revoir rapidement.

Ce matin, mon portable sonne c’est le “grand”, il est désolé de m’avoir ratée samedi, j’abrège poliment l’échange, je viens d’arriver au bureau, je n’ai pas trop de temps quelques minutes plus tard un sms, une invitation à déjeuner, cette situation me met mal à l’aise.

Bill est de bonne humeur en ce moment, je n’ai pas envie qu’il se fasse du souci. Parce que si je déjeune avec un autre homme je lui dis toujours, je devrais peut être commencer à apprendre à mentir. Le “grand” et Bill se connaissent,  se ressemblent beaucoup alors je crois qu’il n’y a pas vraiment de danger, je vais accepter. “ça nous rajeunira de 17 ans…” m’a-t-il écrit. Encore un éternel rêveur.

Dans une autre dimension, Mister Sex-I amorce l’atterrissage.

Nous avons installé une transfusion au compte gouttes, une sorte de minimum vital avant que le ciel ne tombe.

En attendant je lis le dernier Coming up de nuages en marécages, de vent d’Espagne en pluie d’Equateur” et je rêve de “ voyage voyage, éternellement“.

Comments Off


Il est de retour
mars 28, 2008, 3:52
Classé dans : Elle

flirt.jpg

Parfois il en faut peu et ce jour là il ne fait même pas beau.

Bon week-end.

Comments Off


L’éloge des maris mûrs
mars 27, 2008, 12:51
Classé dans : Elle
gq_sigourney_04.jpg

Ma mère, ma belle mère, ma soeur ont toutes les trois un mari qui a dix ans de moins qu’elle. Idem pour Isa, Elisabelle, Soph’, Annie, Demi, Madonna, … J’en passe et des meilleures.

Et moi, et moi, émois ?!!! Pourquoi Bill est plus âgé que moi, merde ! Alors c’est vrai qu’il fait plus jeune, qu’il se comporte comme un ado attardé, qu’il a un corps de minet, que le skinny d’APC lui va super bien mais quand même il lui manquera toujours ce côté juvénile tellement excitant.

Et puis hier j’étais chez Madame Tergiverse en grande discussion avec Faits diversla Demoiselle Téméraire, feu Monsieur g et surtout la truculente Alexa qui m’a comme à son habitude remis les pulsions au clair, petit extrait : “d’abord pour ce qui est du vieux mari, des regards complices des tendres fous rires…il n’y aura jamais plus complice et tendre qu’un homme avec qui on partage ses joies et ses peines depuis plus de 10 ans (voire le double)… Evidemment ce n’est pas de l’amour forcément, évidemment ce n’est plus de la passion, mais pour la complicite et la tendresse, malgré tout c’est la qu’on est le plus sûr de la trouver … Pour la main sous la jupe, option à tester absolument : lui dire un beau matin : “dis cheri qu’est ce que tu penses de l’échangisme ???” succés assuré… Pour réveiller la l’esprit libidineux d’un mari endormi, il a aussi le : “elle est jolie machine, je ne sais pas si j’aimerai faire l’amour avec une femme”… Laisser reposer… Et servez frais ! Parlons des amants maintenant… lire le suite là .”

Bon si j’ai bien compris le message d’Alexa, je garde bien au chaud mon ”vieux” mari et je veux plein de “Bambis slimés” pour mon 4h et que ça saute !!!

Comments Off


Lili de Bandol
mars 26, 2008, 1:00
Classé dans : Les Autres

band3.jpg 

“Chassez le naturel, il vous revient direct dans le cul !”

disait la grand-mère de Lili qui avait toujours des expressions très, comment dire, directes et imagées. C’était une femme exceptionnelle, “très moderne” un peu en décalage avec sa génération et surtout d’une grande gentillesse, elle avait élevé Lili, ses parents étaient bien trop jeunes et insouciants pour s’occuper d’une enfant.

A 13 ans, Lili eut comme beaucoup de jeunes filles une méga poussée d’hormones, des seins sympathiques comme par enchantement et un petit fiancé de son âge qui n’avait d’inoffensif que l’air. Lili et Anto ont commencé par se caresser tous les mercredis et samedis après-midi dans le petit cabanon de pêche de Pépé Charlot, Lili portait souvent une jolie robe à carreaux et Anto un saillant maillot de bain avec de grosses fleurs hawaïennes.

Le 21 septembre, jour des 14 ans d’Anto, cette fin après-midi là, les choses ont un peu dérapé, Anto avait son kiki encore plus dur et son excitation débordait du filet, il caressait lili, s’essayait à lui léchouiller le minou, il a placé son gland devant sa petite fente, il avait envie, très envie. Il a joui sur ses lèvres “d’en bas” comme disait Lili. La semence l’avait carrément emplâtrée.

La grand-mère de Lili en rit encore, le jour où Lili est arrivée toute effrayée “Mamounieuuh, Mamounieuuuh, avec Anto on a fait une grosse bêtise, je crois que je vais être maman, il a envoyé le liquide à bébé, la purée sur ma mounette”.

Une grande explication technique s’ensuivit et Lili de Bandol fut rassurée. Depuis elle préfère nettement les éjac faciales beaucoup moins risquées.

(spécial post pour Clown Triste, qui appréciera sans doute le dérapage de mon imagination)

Comments Off


Monsieur Bang Bang
mars 24, 2008, 11:30
Classé dans : Elle

Samedi soir, j’ai croisé son regard, oublié depuis tant d’années.

Mon coeur a fait bang bang, dans ma tête, cette musique en boucle et une seule question :

Et si je l’avais épousé lui plutôt que Bill ?

Je me souviens cette chambre immense, mon corps apeuré même pas complétement dénudé.

Je me souviens ses mains sur mes cuisses, nos yeux qui disent oui et nos lèvres qui se cherchent, hésitent.

Après je ne sais plus nos bouches sur nos sexes, nos mains nombreuses, nos jambes mêlées, nos caresses, nos rires, cette larme qu’il n’a pas vu.

J’avais envie de plus, d’une éternité dans ses bras, de recommencer, de l’épuiser.

J’avais envie de l’avaler entier, de ne rien laisser aux autres. J’avais envie d’un nous.

Il n’a été qu’un bel amour illusoire, qu’une étincelle éternelle dans nos yeux innocents.

j’avais 26ans et il en avait 25, il a été mon dernier amour d’avant.

Cette chanson aurait pu raconter notre histoire.

Nos destins se croisent, se séparent, nos vies sont liées, tu seras toujours mien, Monsieur Bang Bang.

Comments Off


F@n@tic
mars 24, 2008, 11:14
Classé dans : Elle
arton823.jpg

Certaines rêvent de Pete, Mike ou Johnny, jeudi soir je suis sortie pour rencontrer Eric.

Je suis toujours en représentation, habituée aux regards inquisiteurs sur ma tenue, mes faits et gestes, pourtant je suis arrivée à cette soirée avec une petite boule au ventre, Princess Kiko me tenait la main nous sommes faufilées ensemble à cette “Partie Fine” au Cabanon, comme prévu c’était noir de “beau sourire” et autres “Bel Ange”, comme prévu Eric était là, comme une petite fille intimidée je lui ai dit à peine bonjour et je me suis sauvée. Heureusement les mojitos coulaient à flots et j’ai pu enfin boire les paroles du rédacteur en chef de Coming up.

Minuit, retour vers le carrosse, nous sommes redevenues alors les respectables mères de familles enfin surtout moi, Princess Kiko a eu du rab et à rejoint son doux démon.

Le lendemain, déplacement pro dont je ne garderai comme souvenir que ce petit chocolat au lait fourré au caramel salé, délicieux.

Ce week end, succession de journées familiales entre poules, cloches et nuits alcoolisées. Un concentré de ma double vie. Je suis épuisée.

Comments Off


Smile !
mars 20, 2008, 9:00
Classé dans : Elle

smile2.jpg 

L’orage est passé.

Comments Off


Sainte Nasty 2
mars 19, 2008, 12:31
Classé dans : Lui

tuuli-2.jpg

 Photographe - Rankin

Cette nuit vers 2h, l’orage l’a sans doute réveillée, Poupée Bella a glissé sa main vers mon sexe, je dormais comme un bienheureux en bandant, il ne lui a fallu que quelques minutes pour jouir puis se rendormir. Ni baiser, ni caresse, son sexe, le mien.

Je n’ai pas apprécié, mes va-et-vient en elle comme mécaniques, sans envie.

Vers 4h, c’est moi qui me suis réveillé, je l’ai laissé dormir en la regardant, une tête à qui on donnerait le bon Dieu sans confession.

Ma femme n’est un ange que quand elle dort, méfie-toi.

Comments Off


Panser en pensée
mars 19, 2008, 9:00
Classé dans : Elle

july_morning.jpg

Quand ça va mal, j’ai mon pansement au moral. Je me pose n’importe où en silence, je ferme les yeux et je pense à mes moments heureux.

Ce matin très tôt, arrêtée au feu, quelques secondes ont suffi, je me suis imaginée en Corse, il y a quelques années, marchant au bord de l’eau. Une sensation de bien-être m’envahit et je redémarre.

J’arrive un peu plus tard au bureau, déjà en effervescence, juste le temps de recevoir ce baiser matinal, chaud et sucré, lent et fébrile, un peu maladroit, un peu endormi, et j’imagine nos peaux qui se recollent sous le duvet blanc. C’est bon de sentir ton souffle dans mon cou, de voir tes yeux s’ouvrir et cette envie nous reprendre.

Dans ma tête, cette image, ce réveil, ce baiser, cette étreinte. Un bout de vie imaginé pour un rêve éveillé.

Et l’attente d’une réalité, faite de baisers volés, torrides et salés, rapides et déterminés. Nos vies se tamponnant sur un drap rouge. C’est mal de chevaucher ton corps et voir tes lèvres me dévorer. Je réouvre mes yeux, ce dossier à terminer, ces coups de fil à passer, cette vie à gérer et cette douleur de te quitter.

Comments Off


Erreur de casting ?
mars 17, 2008, 12:49
Classé dans : Elle

tie1.jpg 

Nous avons passé nos soirées à rire, j’ai passé mes matinées à pleurer. Notre image amico-sociale est au beau fixe pourtant cela fait une semaine que Bill ne me baise plus et ne me répond que par monosyllabes.

Samedi matin, il part courir 2 heures, dimanche matin pour m’achever, il se lève après moi, me dit à peine bonjour, reste une heure dans la salle de bain, j’entends la tondeuse, il en ressort habillé et s’en va. Rejoindre une inconnue, une collaboratrice, une de mes amies, il paraît que ça n’arrive pas qu’aux autres. Je reste comme une conne devant mon thé. J’ai envie de tout casser, de brûler ses fringues, de piquer une crise, je ne fais rien, je regarde “la môme” et je chiale.

Je sais qu’il a des dizaines de choses à me reprocher, je sais que je suis parfois invivable, mais je suis la même qu’il y a 11 ans et lui ne doit plus m’aimer assez pour le supporter.

Peut-être aurait-il mieux fait de se trouver une gentille fille attentionnée, une bonne maîtresse de maison ordonnée qu’il peut baiser quand il veut, persuadé qu’elle est vaginale, une qui a pris 10 kilos après son 2ème enfant et qui dit amen à tout.

Il a choisi la plus dératée de la bande, superficielle, capricieuse et clitoridienne. En plus il lui a fait deux minots encore plus beaux et névrosés que leur mère. Qui ne pense qu’à une chose plaire, plaire, plaire.

S’il compte me faire craquer, me faire décamper, il peut courir. Je ne prendrai pas de décision à sa place même si je suis coupable.

Cette nuit, je ne sais pas à quelle heure, il est rentré. Pas de télé, pas de net, je suis restée deux heures allongée dans le noir, j’étais bien, tiraillée mais bien comme si ce que je vivais en ce moment allait me permettre d’avancer.

J’avais “la vie en rose” en boucle dans ma tête.

Un Jules “pour la vie”, un Jim qui “me parle tout bas”.

Seule entre deux et ”mon coeur qui bat”.

Comments Off


De la Blonde en Avignon
mars 14, 2008, 6:27
Classé dans : Elle

Dans la voiture, Fujiya en boucle.

10 h - 13h  réunion sans intérêt, un beau soleil, un déjeuner à quelques mètres de la place de l’horloge. Acheter une paire de Persol la veille fut ma seule brillante idée de la semaine.

Nous avons bien fait de rester un peu toutes les 3, assises sur cet escalier ensoleillé à lézarder en regardant les “bambis slimés” gambader tout autour, le meilleur moment de la journée sans doute. Je me demande à quoi vous pensiez.

Je me suis imaginée, en bourgeoise déambulant trench et écharpe rose pâle bompard bien sûr au bras d’un charmant jeune homme, dans une dizaine d’années, demain peut-être qui sait.

Quand je prédis mon avenir, je ne le vois pas avec Bill, comme si je me préparais à son départ avec une femme plus jeune, pourquoi serait-il différent des autres ? Il n’est qu’un bel homme, qu’un quadra sans défense, attentionné et généreux, il y en a bien une, plus finaude, qui va s’en apercevoir.

Les meilleurs sont toujours pris, une fois qu’on sait ça, ça simplifie l’investigation. Ma mère me disait toujours  “le célibataire de plus de 30 ans est louche” Autres temps, autres moeurs bien évidemment mais quand même, restons toujours méfiantes !!!!

Comments Off


Trop beau pour moi
mars 12, 2008, 11:11
Classé dans : Elle

 

Je ne devais pas écrire aujourd’hui.

En fait je ne fais jamais ce que je décide, c’est la seule chose véritablement constante chez moi.

J’ai posté un début de texte vers 14h pour l’effacer quelques minutes plus tard, certains ont dû lire la première version, j’ai enlevé le passage sur ma séance de gym, aucun intérêt, le reste aussi d’ailleurs mais reprenons.

Je suis une rêveuse, j’idéalise beaucoup. Alors pour ne pas être déçue je ne vais pas au bout des choses, je tourne autour, je me pose des tas de questions, je décide d’arrêter sans avoir trouvé les réponses. Concernant ce qui me tracasse en ce moment, cette situation que je sais éphémère et “ce petit pincement” avant la chute, je ne vois qu’une chose à faire :

Ou ce qu’ils font au-dessus. C’est toujours beau dans un rêve.

Ou calmer le temps. Pour poser les choses.

Et puis pour arranger mon affaire Bill boude.

Demain déplacement en Avignon, vendredi réunionite aiguë toute la journée. Je serai un peu plus cernée et toujours pas décidée.

Comments Off


Jeux interdits
mars 11, 2008, 3:30
Classé dans : Elle

bullitt-708438.jpg 

Je joue.

Tu joues.

Jouer pour se perdre. Se perdre dans les bras l’un de l’autre.

Se dire qu’on peut se perdre. Et recommencer, épuisés.

Nous sommes deux adolescents perdus, enterrant leurs proies et baisant sur leurs tombes. J’ai envie de te retrouver derrière l’église, j’ai envie de te désobéir, j’ai envie de mes doigts dans ta bouche.

Je t’écoute et j’entends ce que je devais te dire. J’aime tout ce que tu aimes et ça me fait peur. Tu dis mustang, je pensais Bullitt, je dis Steve, tu pensais Ford. J’ai la trouille de si bien te comprendre, ressentir à l’unisson et rester sur place, seule, comme une conne. Tu es celui que j’aimerais être si mon père n’avait pas raté son coup. Tu es celui que j’aimerais si.

Alors jouons ni pour gagner, ni pour perdre. Seulement pour le désir.

Tu es la petite meringue rose qui accompagnait ma noisette ce midi.

Exclusivement oui.

(Merci à la Dame du bac )

Comments Off


Les femmes, les maris, les amants
mars 11, 2008, 9:16
Classé dans : Elle

 

Une rangée de break, 4×4, familiale en tous genres.

La saison dimanche-barbecue a commencé. Nous étions une trentaine d’adultes, une dizaine d’enfants, certains ayant compris que c’était mieux sans.

Il y avait deux groupes bien distincts, ceux qui étaient venus fêter les 33 ans chez celui qui pendait sa crémaillère. Quand on a une grande maison c’est bien pratique pour certains qui ont choisi de tout investir dans la voiture.

Quand ce beau brun au teint mat est arrivé seul, je me suis dit ” Tiens bizarre !!! C’est un homme qui devrait être accompagné ” oui effectivement sa femme et ses enfants étaient restés dans le pays où ils vivent, lui n’était là que de passage pour venir chercher sa nouvelle Maserati. J’ai su tout ça, 2 mn après son arrivée, il n’a fait qu’étaler sa merveilleuse vie toute l’après midi et torpiller des cigarettes à son voisin. Je déteste les “grand genre, radin”.

La plupart des couples étaient mal assortis, beaux mecs -  femmes moches, Belles femmes - maris moches, les moches étant évidemment plein de pognon. Bill et moi étions parmi les rares couples raccords, ni très beaux, ni très riches.

J’ai passé une bonne journée, j’ai ri, j’ai minaudé, mon sport préféré. J’ai fait un peu mon intéressante, le mari d’une amie nous taquinait en disant que les femmes qui approchaient 40 ans étaient “finies”. Je me retourne alors vers sa femme et lui dit en souriant ” oui effectivement les quadra sont beaucoup moins motivantes et motivées avec leurs maris, mais leurs amants n’ont pas l’air de s’en plaindre, n’est-ce pas Paulhina ?? ” Nous avons ri, je crois que son mari va finir par me détester.

Si demain Bill me quitte, j’ai déjà repéré à qui je ne vais pas voler le mec … Oh ça va ! Si on ne peut plus plaisanter.

Comments Off


Larmes fatales
mars 9, 2008, 10:34
Classé dans : Les Autres

fatalesspread3.jpg

Photographe Patrick Demarchelier - Série “Larmes fatales” (merci GreG) 

C’est étrange mon Ange, ça fait du bien de pleurer pour rien.

Tu rentres un soir, d’une journée qui s’est bien passée, tu prends un bain, tu es calme, tu te détends et là, ça commence insidieusement, une simple petite pensée, beaucoup de questions.

Pas de réponses bien sûr, tu sors de l’eau, un peu stone, cette ambiance, ce calme, cette lumière aux bougies, tu restes un peu là, tu te sèches, tu t’enduis de lait, d’huile, tu te scrutes, une nouvelle inoffensive pensée, le nez qui picote, une larme, un torrent.

Tu t’allonges sur ton lit, tu réfléchis sans trop y penser, aux conséquences, tu cherches une sortie. Mais il n’y en a pas.

T’es bloquée ma Belle, c’est comme ça.

Comments Off


Entrée prise
mars 9, 2008, 11:36
Classé dans : Elle

Hier soir 23h. Une amie me dit :

Tu aimerais être une parmi tant d’autres ?

Moi je préfère être rien, même pas un bon souvenir.

Je passe d’après midi entre amis avec enfants à soirée entre amis sans enfants, non stop sur deux jours, se démaquiller, se remaquiller, éviter de se rhabiller comme la dernière fois, je reste naturelle et coordonnée avec le décor, c’est ça la vie de la femme de Bill. Entre deux california arc-en-ciel, je pense à toutes ses étudiantes célibataires qui tournent autour de mon goûter, je bois une gorgée de Cristal, un sushi a du mal à passer.

J’écris quelques lignes, j’efface. J’écris quelques lignes, deux minutes après j’écris le contraire, toujours le même destinataire. Je dis ce qu’il faudrait faire et je fais l’opposé. Bien évidemment je reste égale à moi même totalement immature, changeante, ingérable.

11h ce matin. 

J’ai une phrase en boucle dans ma tête et mes yeux rivés sur ma messagerie. Il ne me reste qu’une demi heure pour lire une réponse…

A l’instant,  un message, je ne suis plus qu’une douce douleur face à un corps brûlant.

Je dois partir et je ne veux que rester.

Comments Off


Mes mâles au coeur
mars 8, 2008, 7:00
Classé dans : Elle

Il y a Bill, il n’y a aucun doute. Il est là, sous toutes ses coutures, dandy, bricoleur, ravi, râleur, mari, papa poule, amant. Il est dans ma vie, il est ma vie.

Alors pourquoi ? Pourquoi il y a toujours cet Autre différent, toujours un peu le même, ce double virtuel avec qui les heures semblent des secondes.

Je suis tendre, câline, aimante dans mon lit avec mon mari et une heure plus tard, je suis la même avec un autre pixélisé que je déguste de longs moments. Des mots qui s’enchaînent, des minutes où tout est simple, doux , évident et ponctué de rires.

Pour certains, c’est déjà trop, il faudrait me brûler ou me pendre. Pour d’autres, ce n’est rien, les enfantillages d’une femme qui se teste.

Et pour moi. Et pour toi. Et ce nous.

Comments Off


Mon happy few
mars 8, 2008, 2:14
Classé dans : Elle

dsc00257.jpg 

Edouard Baer - photo perso

Je me lève vers 8h.

Je me suis couchée presque tard, enfants et mari ne sont pas là et je dois, et je dois, et je dois. Mon corps fera tout consciencieusement mais ma tête est ailleurs, sur une terrasse, sous un soleil printanier déjà brûlant, j’y bois un thé en face d’un regard où je vois mon âme.

Ce matin, je devais vous décrire mon rêve, un rêve étrange, un coup de foudre avec Edouard Baer que je croise parfois dans ce bar de nuit aux néons rouges. Mais le coup de foudre, la passion je n’y crois pas et je n’ai plus les mots.

De rêve, il n’y a plus, de virtuel, il n’y a plus, j’ai mis ma voix dans une autre dimension, sa réalité.

Pour que tout reste parfait, idéal, bandant, il faudrait que nos échanges s’arrêtent maintenant que nos quotidiens ne s’en mêlent pas.

Je crois que c’est trop tard, la marche arrière est cassée.

Comments Off


Tumulte
mars 6, 2008, 5:29
Classé dans : Elle

ciel.jpg

Aujourd’hui 13h - photo perso 

Je ne sais plus le comment, ni le pourquoi. Ce que je veux, ce que je ne veux pas, tout devient fort et profond, tout me touche et m’irradie, me brûle et m’innonde. Aujourd’hui, je suis ce que je m’interdis, une hypersensible.

Il y a ce vacarme dans ma tête. Mon corps et mes sens qui crient si fort mon envie que mon cerveau tout seul ne suffit plus pour contenir leurs attaques.

Cet impossible est si bon.

Planer pour l’éternité et ne jamais se rencontrer. 

Comments Off


Partir à walp
mars 6, 2008, 3:00
Classé dans : Elle

love3.jpg

Source dockera.com ( Merci Mlle LOLABROK )   

Je vais reprendre mes études à un âge ou d’autres se lancent dans la grande aventure maternité. Les démarches sont longues et démotivantes mais j’aurai ma carte d’étudiante en septembre 2008, je ne veux pas décevoir Bill qui attend avec impatience les soirées du jeudi  que je lui vante depuis des semaines. Seule la DRH peut poser problème alors je complimente entre midi et deux.

Il y a quelques jours, une “grande messe” varoise sous le signe de l’intelligence et de la laideur, et moi au milieu, dans le rôle de la potiche de service. Ma profession, apanage de la gente féminine n’est là en fait que pour faire valoir. Alors je communique, alors j’arbore mon éternel sourire hypocrite de 8h à 18h entre deux costumes Carven à l’ancienne.

J’ai envie de “Bambis slimés” assis à côté de moi dans l’amphi, j’ai envie du loup aussi mais ça chut c’est interdit, j’ai envie de m’habiller comme je veux, en bottes rouges si ça me prend, j’ai envie de manger des pizzas et de jouer à la contrée entre midi et 2, j’ai envie de me déchirer la tête à la despe avec mes cops Kate, Elisabelle et Clochette, rentrer de bringue à pas d’heure torse nu, il me tarde tout ça et bien plus encore mais ça re-chut c’est interdit.

En attendant, ce soir, attention image très glamour, je vais repasser mon linge qui a du sécher avec le vent de fou qu’il fait ici.

Comments Off


J’ai épousé Peter Pan
mars 4, 2008, 10:10
Classé dans : Elle

projects_double1_37.jpg 

Photographe Satoshi Saïkusa ( Merci M. Hello :)  

Bill n’aurait jamais dû se marier, ni avoir d’enfants d’ailleurs.

Bill était fait pour vivre avec sa horde, déconner, boire, abuser, sortir 7/7, baiser à gauche et surtout à droite, un fêtard, un éternel ado. Du jour où mon meilleur ami nous a présentés, j’ai mis un an et demi pour l’apprivoiser. C’était un dur à cuire, à baiser vite fait un soir de débauche rien de plus simple mais l’aimer était une mission impossible.

Alors, je n’ai jamais été aussi patiente, compréhensive, délicate enfin le premier mois, le temps pour moi de lui faire goûter à mon petit fruit vanillé. Après cette période guimauve à souhait, j’ai envoyé les watts comme on dit, j’ai sorti mon caractère de peste, mon côté pile fantasque, imprévisible, ingérable. Et là, le Bill s’est révélé être un homme surprenant, d’une patience à toutes épreuves, le seul adulescent rassurant sur terre. 

Je crois que chez moi, le désir est indissociable de l’estime, j’ai besoin d’admirer et d’être sans cesse rassurée. Je suis une éternelle élève. Pourtant j’ai toujours été attirée par les mecs plus jeunes, un peu “artistes”, souvent immatures, j’ai trouvé l’homme qui a ces deux côtés opposés.

Ce qui a vraiment joué en ma faveur c’est que j’ai à la fois l’air d’une sainte et les attitudes d’une démone et surtout que j’aime porter des chaussures de pute.

Vers 18h aujourd’hui, j’ai téléphoné à Bill, nous ne nous étions pas adressés la parole de la journée, pas un seul coup de fil. Je l’ai fait rire, attendri, un peu chauffé à la fin du match logiquement je devrais baiser.

Ca calmera mes pulsions, il est temps que j’arrête de me prendre pour Lauren Hynde dans les lois de l’attraction, tout du moins ce soir. 

Comments Off


Pression atmosphérique
mars 4, 2008, 12:08
Classé dans : Elle
bell-et-ross-br-01-94-chronographe-cockpit-avion-de-chasse-hd.jpg

Je me couche vers minuit, je me glisse délicatement sous la couette, Bill est monté un peu avant moi. Et là, horreur et damnation, j’ai complétement oublié de préparer mes affaires pour demain, ça ne m’arrive quasiment jamais.

Hier soir, j’ai encore fait cramer le dîner, cette fois j’ai réussi à rattraper le coup en jetant tout avant  son arrivée, 4 plats en quelques jours, il y a plus de chances qu’il demande le divorce pour abandon de cuisine que flagrant délit d’adultère.

Je vous épargne les oublis de clefs, portables, papiers, rendez-vous… Je vous passe mes yeux pétillants, ma démarche sautillante, mes jupes de plus en plus courtes, mon brush sauvage, mon sourire béat et permanent, je ne frôle même plus l’arrêt cardiaque quand Bret se connecte, je n’attends plus telle Pénélope un mail de mon autre Ulysse blogueur, en 2 mots :

Je plane.

Jeudi ça fera 2 semaines qu’il grignote doucement mon cerveau, ça monte, ça monte, il va falloir redescendre, je suis bonne pour un gros hématome si ça continue, sur les fesses de préférence.

Comments Off


flagrant désir
mars 3, 2008, 5:30
Classé dans : Lui

Je suis rentré vers minuit hier soir.

Poupée Bella ne dormait pas, elle était assise sur le canapé avec la même tête que j’ai du faire le jour où mon père m’a surpris dans ma chambre d’ado en train de peloter la voisine.

Un mélange de gêne et de nonchalance qui transpirait le désir.

Elle devait faire une bêtise avant mon arrivée, cette petite coquine a du entendre le mécanisme du garage et tout planquer avant, téléphone, ordi tout était trop bien rangé.

 

Comments Off


Pluie d’été
mars 3, 2008, 11:50
Classé dans : Elle

 

Pas si loin des chuchotements.

J’ai fait taire les autres autour pour entendre d’où venaient ces clapotis si discrets, je me suis rapprochée tout doucement, en me cachant, comme un prédateur pour ne pas effrayer sa proie. Je l’ai observé longtemps comme ça pour le plaisir, pour ses mots, ce n’était pas une brebis égarée derrière cet écran de pixels mais un bel animal sauvage qui se désaltérait de doux muscs. Il m’a sentie arriver derrière lui, ma chaleur, mon odeur, je ne sais ce qui l’a éveillé, maintenant il est là, devant moi.

Nous sommes face à face. Un match point peut-être.

Il fait très chaud, c’est l’été dans ma tête, l’orage est imminent, extrême, je m’imagine, le goûter, le savourer avant de ne jamais l’engloutir. Cette fièvre me plonge dans une amnésie des autres, j’en avais besoin.

Tu joues un set avec moi ?

Ne réponds pas.

Comments Off


Mélange des genres
mars 1, 2008, 11:59
Classé dans : Elle

Kate Moss

Quand les lecteurs de “Vice magazine” trinquent avec ceux du “Figaro”, ça donne une soirée electro dans un restaurant de notables, un ”Mix en bouche” au “Bout du Quai”, des jolies filles en tunique griffée qui dansent pieds nus sur l’herbe, des minets mèchés slimés qui dragouillent de la quadra brushing impeccable, des costards assis sur du Fermob multicolore et nous au milieu qui avions faim. Une table trouvée dans un resto un peu plus loin, un poulet croustillant aux noix de cajou une demi-heure plus tard, quelques mojitos, j’étais bien.

Cette ambiance un peu décalée, le fait d’avoir parlé de Lui en début de soirée avec ma Kate, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette nuit un peu bizarre où ses mains avaient caressé ma nuque, me donnant toujours plus envie de Lui. Certains hommes s’enchaînent dans ma tête, hier Lui, aujourd’hui un Autre, ils m’accompagnent de partout, bien cachés. Et Bill qui me tient par la taille, toujours.

Ce soir, je pense à mes lointains 28 ans, aux siens du jour.

Ce soir, je pense à Mister Sex-I aussi comme si j’en avais 18 et c’est bon. Un Enfer pavé de bonnes intentions. Chacun les cachant.

“Ce sont toujours les gens animés des meilleurs intentions qui deviennent des monstres” F. Beigbeder

Et si j’étais monstrueuse ?!!!

Ne réponds pas.

Comments Off


Ersatz
février 27, 2008, 2:30
Classé dans : Elle

 

Je déjeune bien trop souvent au Set, il faut dire qu’il fait excessivement beau pour la saison et que le prétexte est facile pour croiser Bel Ange. Mes amies n’y voient que du feu et moi je m’y brûle.

Bel Ange, c’est un peu le couteau que je remue dans une plaie, il me fait immanquablement penser à un autre dont les mots, la complicité me manquent terriblement, je lutte tous les jours pour ne pas lui écrire. Je suis parfois d’un romantisme écoeurant, heureusement que je sais me tenir en public.

Il faut dire que l’original virtuel est fort séduisant et il le sait, il en joue et moi, petite souris entre ses griffes, j’ai adoré me laisser faire, me laisser malmener, caresser, égratigner, effleurer, mordiller… Avaler. Ces derniers jours, les choses commencent à changer, la nature a horreur du vide. Je ressens à nouveau, une sensation que je m’étais jurée d’oublier. Une douce décharge électrique bien placée, une intense chaleur qui part du bout des doigts pour atterrir au fin fond de la partie lubrique de mon cerveau.

Mister Sex-I. Il ne faut pas, il ne faut pas, il ne faut pas.
Comments Off


Journée étrange
février 27, 2008, 12:21
Classé dans : Elle
Ce matin tout d’abord, je reçois un sms équivoque d’un numéro que je ne connais pas sur mon portable perso. Je suis alors perplexe, j’hésite à répondre, il n’y a aucun doute sur son destinataire, mon prénom est mentionné, que faire ? Je rentre en réunion, j’ai 3 heures pour y réfléchir.

Ce n’est pas la première fois que je reçois ce genre de missive un peu ambigue, habituellement le frère de mon amie dit “le voleur de femmes” en est l’auteur. Je cherche donc sur google une citation un peu mièvre comme il les aime, et renvoie le tout.

Ce soir, une réponse, un échange au tac au tac plus tard, ce n’est pas mon farceur habituel. J’ai Bill en face de moi qui me répète souvent la même question, je suis confuse, il s’en aperçoit ” tu penses à ta prochaine couleur de cheveux mon amour ?” dit-il, avec son petit sourire taquin ” Bien sûr à quoi veux-tu que je pense ?!!!”

La nostalgie amoureuse, pas trop pour moi, je crois que mon correspondant anonyme ne le sait pas encore, passons.

J’aurais plutôt envie de vous parlez de”Mr Sex-Intention” qui a largement contribué à ma ferveur sexuelle conjugale du jour mais je garde nos savoureux échanges virtuels pour plus tard.

Bonne nuit.

Comments Off


D’ordinaire, ça m’excite
février 25, 2008, 11:14
Classé dans : Les Autres

 Scary Movie 4 - david Zucker

Ca se passe toujours dans une belle maison isolée, dans une bourgade isolée, il y a toujours une bande de copains, un beau gosse, un binoclard boutonneux et surtout une belle blonde bien conne qui court dans tous les sens, qui hurle avant de se faire découper en morceaux. J’ai toujours aimé ce genre de film, ça m’excite.

Aujourd’hui ma “Pamela” qui ne veut plus vieillir est arrivée rutilante à son cours de bodyjam, micro short blanc évidemment sur collant couleur chair légèrement irisé ” tu comprends ç’est assorti avec ma bonne mine”, la brassière prête à exploser pour notre plus grand plaisir aux rythmes de ses “penchez-vous en avant, le dos bien droit, attention ne vous cambrez pas”. J’ai toujours aimé faire du cardio entre midi et deux, ça m’excite.

Ce soir, Brigitte était égale à elle même, derrière son comptoir, elle m’a servi mon pain multi-céréales avec son joli sourire, je n’ai pas lésiné sur le compliment, il faut dire que St Algue ne l’avait pas ratée cette fois-ci, son dégradé, effilé, méché, frange destructuré était comment dire, inratable. J’ai toujours aimé les gros seins de la femme de mon boulanger, ça m’excite. 

Comments Off